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Le tsar à l'Elysée, vers 1814, miniature historique

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Le tsar Alexandre Ier à l'Elysée, vers 1814.


Prix/price : nous consulter.

Fixé sous verre

(huile sur fine toile de taffetas, fixée sous verre).

Rect. 3,8 x 7,7 cm.

Annoté au revers du montage :

« Dufrenne peintre/ rue des Martyrs / N° 44 f.b.g. Montmartre ».

Vers 1814-1815.

Cadre en bois et laiton doré, 7,4 x 11,7 cm

 

  

Joachim Murat, maréchal d’Empire et beau-frère de l’Empereur, avait acheté en 1805, pour 570.000 francs, l’ancien hôtel d’Evreux construit sous la Régence, autrefois propriété de la marquise de Pompadour et de la duchesse de Bourbon, et y avait entrepris d'énormes travaux. Il y mena une vie fastueuse ponctuée de grandes réceptions organisées par Caroline Murat à la demande de l’Empereur. A sa nomination comme roi de Naples en 1808, Murat céda le palais à l’Empereur ainsi que toutes ses résidences en France. Le palais prit alors le nom d’Elysée-Napoléon.

L'Empereur Napoléon Ier y résida du 1er mars 1809 jusqu'à son départ pour la campagne d'Autriche. Il s'installa dans l'appartement qu’avait occupé sa sœur Caroline, situé dans l'aile des Petits Appartements et dont seule subsiste une pièce, le Salon d'Argent. Il affecta le second étage au roi de Rome. Après avoir cédé l’Elysée à Joséphine lors de son divorce, Napoléon reprit possession en 1812 de cette résidence qui fut le témoin des dernières heures de l'Empire.

En 1814, après la première abdication signée à Fontainebleau et l’entrée des Russes dans la capitale le 31 mars, l'Elysée devint la demeure du tsar Alexandre Ier durant l'occupation de Paris par les Alliés.

 

Ce délicat fixé sous verre nous restitue la vue du Palais de l’Elysée, côté jardins, aux lendemains de la première l’abdication de l’Empereur Napoléon Ier. Le tsar Alexandre Ier (1777-1825) occupe le premier plan au centre, avec son reflet dans la pièce d’eau. Il mesure seulement H. 0,7 cm, quelques coups de pinceaux permettent de camper sa silhouette. Une minuscule touche de jaune, visible à la loupe, marque une mèche de cheveux blonds sur le front. Le tsar est coiffé de son bicorne à plumet blanc, en uniforme noir à épaulettes dorées, ceint du grand cordon bleu moiré de l’ordre de Saint-André passant sur l’épaule droite, culotte beige et bottes d’équitation. C’est la tenue qu’il porte dans plusieurs tableaux équestres, notamment celui peint en 1812 par Franz Kruger, et que l’on retrouve dans une gravure d’Henri Courvoisier-Voisin (1757-1830) montrant le tsar suivi d’officiers russes dans le parc de l’Elysée (photo additionnelle), à la même époque que notre fixé.

En dehors de quelques gravures, les vues peintes du palais de l’Elysée sont très rares. Parmi les gravures, peu rappellent avec précision l’état des lieux sous l’Empire et dans la période antérieure aux grands travaux de rénovation du bâtiment et des jardins décidés par Napoléon III et qui furent achevés pour l’exposition universelle de 1867.

Le fixé sous verre, large de 7,7 cm seulement, se veut fidèle dans sa description de la façade sur jardin et du parc paysager, et en constitue un précieux témoignage d’époque.

Il fait apparaître trois statues sur piédestal devant la façade du palais, deux au pied de l’escalier, une autre à l’angle. Prise au bord de la pièce d’eau, la vue fait deviner au premier plan à gauche la cascade et au premier plan à droite un saule pleureur, visibles entièrement dans la gravure de Courvoisier-Voisin. Le bosquet de saules avait disparu en 1848 dans les gravures du palais devenus national. Près du palais, au fond à droite, sont plantés de jeunes arbres beaucoup moins hauts que les autres. Dans le massif de gauche, on distingue clairement un peuplier, que l’on retrouve aussi dans la gravure de Courvoisier-Voisin.

 

Sur le carton placé au revers, cette petite peinture est annotée au nom de « Dufrenne peintre / rue des Martyrs, n° 14, F.b.g Montmartre». Il est peut-être identique au « Dufresne », peintre et restaurateur de tableaux, actif à Paris sous l’Empire, au Dufrenne restaurateur de tableaux à Turin en 1815, et au Dufresne restaurateur de tableaux à Paris en 1816 :

« Dufresne peintre » vendit une collection de tableaux à Paris le 26 mars 1810 (Lugt 7738 ; vente anonyme mais le vendeur est connu par un catalogue annoté) ; dans le catalogue, l’expert F. Destouches indiquait que les tableaux avaient été choisis par un « Artiste distingué en peinture dans plus d’un genre ». Dans le catalogue de la vente du « Cabinet de M. Dufresne peintre » les 20 et 21 décembre 1814 (Lugt 8622), il est indiqué que Dufresne « restaurait les tableaux depuis une quinzaine d’années ». Avec l’orthographe Dufresne, on trouve un restaurateur de tableaux, aussi peintre en 1811, dans l’Annuaire du Commerce à Paris, d’abord installé rue du 160 Faubourg St Martin (1807-1809), puis 8 rue Taitbout (1809-1812), et au 44 rue St Lazare en 1813. 

On trouve Dufrenne (sic), restaurateur de tableaux à Turin en 1815, qui factura 4000 francs au maréchal Jourdan la restauration de tableaux que le maréchal rendit au roi de Sardaigne dans le cadre de son ralliement à la Restauration (Nicole Gotteri,  Enlèvements et restitutions  des tableaux de la galerie des rois de Sardaigne (1798-1816), Bibliothèque de l’école des Chartes, 1995, vol. 153, n° 2, p. 478, note 118). « Dufresne » (sic) était restaurateur de tableaux, rue St Lazare n° 124 à Paris en 1816 (Almanach des 25000 adresses….).

Etat: bon

Joachim Murat, maréchal d’Empire et beau-frère de l’Empereur, avait acheté en 1805, pour 570.000 francs, l’ancien hôtel d’Evreux construit sous la Régence, autrefois propriété de la marquise de Pompadour et de la duchesse de Bourbon, et y avait entrepris d'énormes travaux. Il y mena une vie fastueuse ponctuée de grandes réceptions organisées par Caroline Murat à la demande de l’Empereur. A sa nomination comme roi de Naples en 1808, Murat céda le palais à l’Empereur ainsi que toutes ses résidences en France. Le palais prit alors le nom d’Elysée-Napoléon.

 

L'Empereur Napoléon Ier y résida du 1er mars 1809 jusqu'à son départ pour la campagne d'Autriche. Il s'installa dans l'appartement qu’avait occupé sa sœur Caroline, situé dans l'aile des Petits Appartements et dont seule subsiste une pièce, le Salon d'Argent. Il affecta le second étage au roi de Rome.

 

Après avoir cédé l’Elysée à Joséphine lors de son divorce, Napoléon reprit possession en 1812 de cette résidence qui fut le témoin des dernières heures de l'Empire.

En 1814, après la première abdication signée à Fontainebleau et l’entrée des Russes dans la capitale le 31 mars, l'Elysée devint la demeure du tsar Alexandre Ier durant l'occupation de Paris par les Alliés.

 

Au cours des Cent Jours, Napoléon retrouva sa demeure parisienne et s’y installa le 7 avril 1815. Il y signa sa seconde abdication dans le Salon d'Argent, après la défaite de Waterloo, le 22 juin 1815. C’est là qu’il dicta à son frère, avant de se rendre aux Anglais : «Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. Ma vie politique est terminée et je proclame mon fils, sous le nom de Napoléon II, empereur des Français ».

 

Le palais fut mis à la disposition du duc de Wellington en novembre 1815. En 1816, l'Elysée entra dans les biens de la Couronne et Louis XVIII l'attribua à son neveu, le duc de Berry. Il devint après l’assassinat du duc de Berry en 1820, résidence des hôtes étrangers en visite à Paris jusqu’en 1848, résidence de Napoléon III puis résidence du chef de l’Etat.

 

Ce délicat fixé sous verre nous restitue la vue du Palais de l’Elysée, côté jardins, aux lendemains de la première l’abdication de l’Empereur Napoléon Ier. Une figure occupe le premier plan au centre, avec son reflet dans la pièce d’eau. En dépit de l’échelle (H. 0,7 cm), quelques coups de pinceaux permettent de camper la silhouette du tsar Alexandre Ier (1777-1825). Une minuscule touche de jaune, visible à la loupe, marque une mèche de cheveux blonds sur le front. Le tsar est coiffé de son bicorne à plumet blanc, en uniforme noir à épaulettes dorées, ceint du grand cordon bleu moiré de l’ordre de Saint-André passant sur l’épaule droite, culotte beige et bottes d’équitation. C’est la tenue qu’il porte dans plusieurs tableaux équestres, notamment celui peint en 1812 par Franz Kruger, et que l’on retrouve dans une gravure d’Henri Courvoisier-Voisin (1757-1830) montrant le tsar suivi d’officiers russes dans le parc de l’Elysée (fig.1), à la même époque que notre fixé.

 

Une gravure de Chapuis d’après un dessin de Toussaint montrant « L’Elysée-Bourbon, résidence particulière de S.M. l’Empereur Napoléon le Grand » est beaucoup moins précise et prise de l’extérieur du parc (musée du château de Versailles) (fig. 2). En dehors de quelques gravures, les vues peintes du palais de l’Elysée sont très rares.

Dans le corpus de gravures, peu rappellent avec précision l’état des lieux sous l’Empire et dans la période antérieure aux grands travaux de rénovation du bâtiment et des jardins décidés par Napoléon III et qui furent achevés pour l’exposition universelle de 1867.

 

Le fixé sous verre, large de 7,7 cm seulement, se veut fidèle dans sa description de la façade sur jardin et du parc paysager, et en constitue un précieux témoignage d’époque.

Il fait apparaître trois statues sur piédestal devant la façade du palais, deux au pied de l’escalier, une autre à l’angle. Prise au bord de la pièce d’eau, la vue fait deviner au premier plan à gauche la cascade et au premier plan à droite un saule pleureur, visibles entièrement dans la gravure de Courvoisier-Voisin. Le bosquet de saules avait disparu en 1848 dans les gravures du palais devenus national. Près du palais, au fond à droite, sont plantés de jeunes arbres beaucoup moins hauts que les autres. Dans le massif de gauche, on distingue clairement un peuplier, que l’on retrouve aussi dans la gravure de Courvoisier-Voisin.

 

Sur le carton placé au revers, cette petite peinture est annotée au nom de « Dufrenne peintre / rue des Martyrs, n° 14, F.b.g Montmartre». Il est peut-être identique au « Dufresne », peintre et restaurateur de tableaux, actif à Paris sous l’Empire, au Dufrenne restaurateur de tableaux à Turin en 1815, et au Dufresne restaurateur de tableaux à Paris en 1816 :

« Dufresne peintre » vendit une collection de tableaux à Paris le 26 mars 1810 (Lugt 7738 ; vente anonyme mais le vendeur est connu par un catalogue annoté) ; dans le catalogue, l’expert F. Destouches indiquait que les tableaux avaient été choisis par un « Artiste distingué en peinture dans plus d’un genre ». Dans le catalogue de la vente du « Cabinet de M. Dufresne peintre » les 20 et 21 décembre 1814 (Lugt 8622), il est indiqué que Dufresne « restaurait les tableaux depuis une quinzaine d’années ».

Avec l’orthographe Dufresne, on trouve un restaurateur de tableaux, aussi peintre en 1811, dans l’Annuaire du Commerce à Paris, d’abord installé rue du 160 Faubourg St Martin (1807-1809), puis 8 rue Taitbout (1809-1812), et au 44 rue St Lazare en 1813. 

On trouve Dufrenne (sic), restaurateur de tableaux à Turin en 1815, qui factura 4000 francs au maréchal Jourdan la restauration de tableaux que le maréchal rendit au roi de Sardaigne dans le cadre de son ralliement à la Restauration (Nicole Gotteri,  Enlèvements et restitutions  des tableaux de la galerie des rois de Sardaigne (1798-1816), Bibliothèque de l’école des Chartes, 1995, vol. 153, n° 2, p. 478, note 118). « Dufresne » (sic) était restaurateur de tableaux, rue St Lazare n° 124 à Paris en 1816 (Almanach des 25000 adresses….).

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fixé sous verre 3,8 x 7,7 cm ; H. du tsar : 0,7 cm 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fig. 1. Gravure de Courvoisier-Voisin, vers 1815 (localisation inconnue).

 

 

 

 



 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Fig. 2

Gravure de Chapuis d’après Toussaint

Légendée « L’Elysée Bourbon,

Résidence particulière de S.M.

L’empereur Napoléon le Grand »

(Musée national du château de

Versailles)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le tsar à l'Elysée, vers 1814, miniature historique
Le tsar à l'Elysée, vers 1814, miniature historique
Le tsar à l'Elysée, vers 1814, miniature historique
Le tsar à l'Elysée, vers 1814, miniature historique
Le tsar à l'Elysée, vers 1814, miniature historique
Le tsar à l'Elysée, gravure de Courvoisier-Voisin, vers 1814-1815

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